Sommaire
Lors de la création de votre entreprise, il est possible que vos fonds propres ne soient pas suffisants pour couvrir vos besoins immédiats et financer vos investissements. Heureusement, vous disposez de plusieurs solutions pour financer le démarrage de votre activité.
Les solutions pour financer votre bail ou votre local commercial
Suite à la création de votre entreprise, le financement d'un local commercial va généralement s’accompagner d'engagements financiers conséquents, pouvant porter préjudice à votre croissance. Une situation d’autant plus vraie sur les marchés immobiliers tendus (région parisienne, etc.) ou en cas d'achat de l'espace commercial.
Pour limiter l'immobilisation de vos capitaux, il est bien souvent indispensable de déposer une demande de financement en vue de la location ou de l'acquisition de vos locaux commerciaux. Si le crédit bancaire traditionnel est la solution la plus courante, sachez que vous disposez également d’autres options de financement.
- Le prêt bancaire : contracté auprès d’un établissement financier, il est accordé pour un objet préalablement défini (l’achat ou la location d’un local dans notre exemple). Une caution personnelle et/ou une garantie peuvent être demandées. À titre d'exemple, il pourra s'agir d'un nantissement (mise en gage d'un bien meuble incorporel, tel que votre fonds de commerce), d'un cautionnement par un organisme extérieur ou encore de l'hypothèque d'un bien immobilier. Le remboursement du prêt bancaire se fait selon un échéancier défini – il peut d’ailleurs être différé – et prévoit le versement d’intérêts.
- Le prêt « solidaire » : le crédit bancaire n’étant pas toujours accessible aux entrepreneurs, divers organismes publics et solidaires (CCI, Adie, etc.) peuvent proposer des crédits aux conditions plus souples, que ce soit pour financer un bail ou un achat de local commercial. À titre d’exemple, l’emprunt pourra – selon votre situation – prévoir un taux zéro, une absence de garantie ou une absence de caution.
- Le crédit-bail immobilier : à mi-chemin entre l’achat et la location, ce mécanisme vous permet de louer votre local en contrepartie du versement d’un loyer. Si l’entreprise en fait le choix, elle peut lever une option d’achat afin de devenir propriétaire de l’espace commercial. Cette solution présente l’avantage de limiter l’immobilisation de trésorerie, tout en permettant de faire éventuellement l’acquisition de son local. De plus, les loyers versés seront déductibles du résultat imposable de l'entreprise (dans une certaine limite).
Les solutions pour financer un projet de franchise ou de reprise d’entreprise
Bien souvent, vos fonds propres ne seront pas suffisants pour financer un projet de franchise ou de reprise d'entreprise. Une fois encore, la constitution d’un dossier de financement sera nécessaire pour demander une aide extérieure, et ce, quelle que soit la forme du financement demandé.
- Le prêt bancaire : il sert généralement à combler le manque de fonds nécessaires à la reprise d’activité ou à la création d’une franchise. Le plus souvent, il faudra donc en faire la demande après avoir exploré ou obtenu d’autres sources de financement (prêt « solidaire », subvention, apport d’investisseurs, etc.).
- Le prêt « solidaire » : destiné principalement aux entrepreneurs ayant des difficultés d'accès au crédit bancaire, le prêt « solidaire » peut notamment prendre la forme d’un prêt d'honneur ou d’un microcrédit. Ses conditions d'octroi sont généralement plus souples, notamment car il peut être sans intérêts, sans garantie et sans caution personnelle.
- Les aides publiques : certains organismes publics peuvent également vous accorder des prêts à des conditions avantageuses pour mener à bien votre projet. C'est notamment le cas de Bpifrance et de son contrat de développement transmission, permettant de financer une reprise d’entreprise en complément d'un prêt bancaire.
- Le prêt franchiseur : dans le cas d’un projet de franchise, sachez que votre franchiseur peut vous accorder un prêt pour financer le démarrage de votre activité. Il faudra toutefois se montrer vigilant sur les modalités du crédit, notamment en ce qui concerne son remboursement.
- Le crédit-vendeur : dans le cas d'une reprise d'entreprise, vous pouvez demander un prêt au cédant afin de financer une partie ou l’intégralité de l’opération. Toutefois, cette solution est uniquement recommandée si le vendeur vous connait suffisamment pour prendre ce risque. Cela pourra notamment être le cas lors d'une reprise d'entreprise par un salarié ou par un héritier.
Trouvez le financement à la hauteur de vos besoins
Lors de la création de votre entreprise, il est possible que vos fonds propres ne soient pas suffisants pour couvrir vos besoins immédiats et financer vos investissements. Heureusement, vous disposez de plusieurs solutions pour financer le démarrage de votre activité.
- Le prêt bancaire
L’emprunt bancaire constitue la principale solution de financement pour les créateurs d'entreprise. À condition de présenter un projet à la fois cohérent et viable, cela vous permet d'obtenir des fonds auprès d’une banque pour financer vos besoins immédiats (achat de matériel, acquisition d’un fonds de commerce, réalisation de travaux, etc.) .
Prenez rendez-vous avec un Conseiller 100 % Pro pour découvrir les différents financements bancaires que SG peut vous accorder à la création de votre activité. N’hésitez pas non plus à utiliser le simulateur de crédit pour évaluer vos capacités d’emprunt.
- Le crédit-bail et la location longue durée
Principales alternatives au crédit bancaire, le crédit-bail et la location longue durée vous permettent de louer l'ensemble des équipements dont vous avez besoin à la création de votre activité (machines, véhicule, local, etc.). Cette solution vous permet de limiter vos besoins en capitaux et de lisser votre investissement sur une période plus ou moins longue, et ce, en ayant éventuellement la possibilité de devenir propriétaire des biens à l'issue de la location.
Le crédit-bail se montre d’ailleurs très intéressant car il vous permet de financer 100 % du montant TTC de l'équipement. Sans compter que les loyers versés sont déductibles du résultat de l’entreprise.
SG vous propose différents dispositifs de crédit-bail mobilier et immobilier pour financer le lancement de votre activité. Contactez un Conseiller 100 % Pro pour découvrir les solutions qui s’offrent à vous.
- Les financements alternatifs
D’autres pistes s’offrent à vous pour compléter votre apport personnel et votre éventuel prêt bancaire. Elles ne doivent pas être sous-estimées car elles vous permettent de limiter votre besoin de financement immédiat et de contracter un emprunt plus facilement.
- La love money : derrière ce terme se cachent les financements obtenus auprès de votre entourage (famille, amis, collègues, etc.). Pouvant prendre la forme d'un don, d'un prêt (avec ou sans intérêts) ou encore d'un investissement au capital de l'entreprise, cette solution permet à vos « bienfaiteurs » de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu sous certaines conditions, dont le montant correspond à 18 % des sommes versées.
- Le micro-crédit : il s’agit d’un crédit accordé par un organisme solidaire aux entrepreneurs éprouvant des difficultés d’accès au crédit bancaire. Il vous permet de compléter votre financement initial, à l’image du dispositif de l’Adie octroyant jusqu’à 10 000 €.
- Le prêt d’honneur : il s’agit d’un prêt – le plus souvent à taux zéro - accordé aux entrepreneurs sans garantie, ni caution personnelle. À l’image des dispositifs mis en place par les réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre, il vous permet d’emprunter jusqu’à 90 000 €.
- Le crowdfunding : aussi appelé financement participatif, ce mécanisme vous permet de récolter des fonds – principalement via des plateformes web – pour financer votre création ou votre développement. Le financement pourra prendre la forme d’un don, d’un prêt (avec ou sans intérêts) ou encore d’une contribution avec contrepartie (achat de votre produit, invitation à un événement, etc.).
